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Syrie : 25 civils tués dans des raids aériens sur un bastion de Daesh

u moins 25 civils, dont sept enfants, ont été tués dans des frappes aériennes de la coalition internationale visant le dernier réduit de Daesh dans l’est de la Syrie, a rapporté lundi l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les civils ont péri dans les frappes qui ont visé tout au long de la journée de dimanche le village d’Al-Chaafah et ses environs désertiques, « dans la dernière poche du l’organisation terroriste dans la province de Deir Ezzor », selon l’OSDH.

Le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane a imputé ces raids à la coalition internationale, emmenée par Washington, qui soutient en Syrie une force composée de combattants kurdes et arabes engagée dans la province de Deir Ezzor. La coalition n’a pas réagi dans l’immédiat. Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la conquête de vastes territoires en Syrie et en Irak, Daesh a été vaincu par les forces de Bagdad et il est désormais acculé dans des réduits en Syrie, sous le coup de multiples offensives. Le village d’Al-Chaafah se situe sur la rive Est de l’Euphrate, au nord de l’ex-bastion jihadiste de Boukamal, tout près de la frontière irakienne.

Plus de 100 civils tués au cours du mois de février

L’OSDH avait fait état jeudi de la mort, au cours de ce mois de février, d’au moins 82 personnes, la plupart des proches de combattants de Daesh, dans des frappes aériennes de la coalition internationale antijihadiste sur ce dernier réduit jihadiste de l’est syrien. Cette rive Est de l’Euphrate est le théâtre des opérations des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington.

Appuyées par l’aviation russe, les forces du régime de Bachar al-Assad sont stationnées sur la rive ouest du fleuve. Daesh contrôle désormais moins de 3% du territoire syrien, selon l’OSDH. Sur son site internet, la coalition précise qu’au moins 841 civils ont été tués de manière non intentionnelle par ses frappes aériennes depuis le début en 2014 de ses opérations contre l’organisation terroriste en Irak et en Syrie.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

La Ghouta toujours sous le feu du régime

Au moins 10 civils ont été tués lundi en Syrie dans la Ghouta orientale, dans des raids aériens et des tirs de roquettes du régime, malgré la trêve réclamée par l’ONU, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Parmi les victimes figurent neuf membres d’une même famille, dont trois enfants, tués dans des frappes du régime qui ont visé dans la nuit Douma, la grande ville de la Ghouta orientale, en périphérie Est de Damas, selon cette ONG.

Le chef de l’ONU a exigé lundi que la résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité sur la Syrie demandant une trêve de 30 jours soit « immédiatement appliquée ». « J’attends que cette résolution soit immédiatement appliquée (…) pour que l’aide et les services humanitaires puissent être fournis immédiatement (…) pour que l’on puisse alléger les souffrances du peuple syrien », a déclaré à Genève le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

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