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Charleroi: 10 et 18 ans de prison pour un couple de parents pédophiles

Charleroi: 10 et 18 ans de prison pour un couple de parents pédophiles





Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné un couple de Sivry-Rance à 10 et 18 ans de prison ferme avec mise à disposition du tribunal d’application des peines. Les prévenus avaient abusé de leurs enfants respectifs et ont filmé et photographié les faits. Selon les expertises psychiatriques, un traitement thérapeutique n’aurait servi à rien, sinon à aider les prévenus à se perfectionner dans le cadre d’une récidive.

Des images retrouvées sur son GSM et son ordinateur

Les faits ont été dénoncés le 10 août 2017 par la fille de Guy W., âgée de 9 ans. L’enfant avait écrit quelques mots sur un papier à destination de sa mère, expliquant que son père faisait des photos d’elle nue et l’obligeait à lui sucer le sexe. Immédiatement, la mère, qui faisait chambre à part avec le prévenu, s’est précipitée à la police pour le dénoncer. Lors des perquisitions, des dizaines de milliers de photos et de vidéos à caractère pédopornographique ont été découvertes sur les ordinateurs et GSM de l’intéressé. Elles mettaient en scène des viols sur ses propres enfants, ainsi que sur les fillettes de Sandrine D., sa nouvelle compagne habitant Viroinval.

Il fait signer un « contrat de soumission » à une jeune fille de 16 ans



Au total, cinq victimes mineures ont été identifiées mais il semble que plusieurs majeures n’ont pas désiré se constituer parties civiles. Car Guy W. a également sévi en dehors du giron familial. En 2012, il a en effet rencontré une fillette de 12 ans à un arrêt de bus et a profité de sa faiblesse pour lui soutirer son GSM. Un an plus tard, il lui a demandé de montrer ses seins sur webcam avant de l’embrasser quelques mois plus tard. Dès 2015, il lui a demandé régulièrement des photos d’elle nue et est passé à l’acte en 2016, dans les bois de Rance, alors qu’elle était âgée de 16 ans. L’année suivante, Guy W. a amplifié son emprise en faisant signer un « contrat de soumission » à la jeune fille, l’obligeant à lui obéir totalement, de s’installer chez lui et d’y vivre nue pour faire un bébé qu’il pourrait élever et ligoter pour le violer.

Le jugement est tombé ce lundi

Après avoir longtemps nié, évoquant des photos artistiques, Guy W. est passé aux aveux, expliquant que c’est Sandrine D. qui l’incitait et lui livrait ses filles. Cette dernière concède être « en partie coupable » des faits qui ont, selon les parties civiles, détruit les différentes victimes. « Il s’agit d’un dossier épouvantable avec des parents qui ont transgressé toutes les règles vis-à-vis de leurs enfants », a ajouté la substitut Vairon. « Des pervers dont les psychiatres disent qu’une thérapie n’est pas souhaitable car elle leur permettrait de renforcer leur perversité et de se perfectionner pour éviter d’être pris dans le cadre d’une récidive qui est hautement probable. »

Lundi, le tribunal a condamné Sandrine D. à 10 ans de prison et 5 ans de mise à disposition du tribunal d’application des peines. Guy W. écope de 18 ans et de 10 ans de mise à disposition.





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