fbpx

Fusillade à Strasbourg: des témoins ont entendu l’assaillant crier «Allah Akbar»!



Des témoins de l’attaque à Strasbourg mardi soir ont entendu l’assaillant crier « Allah Akbar », a indiqué mercredi le procureur de Paris, Rémy Heitz, lors d’une conférence de presse au tribunal de grande instance de Strasbourg. Quatre des proches du suspect ont été placés en garde à vue.

« Au regard du lieu ciblé, du mode opératoire employé par l’assaillant, de son profil et des témoignages recueillis auprès de ceux qui l’ont entendu crier ’Allah Akbar’, la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie des faits », a-t-il déclaré.

Un révolver et un couteau

Le suspect, Chérif C., a été vu porteur d’une arme à feu peu avant 20h00 mardi rue des Orfèvres, au cœur du marché de Noël. Tout au long de son parcours, il a à plusieurs reprises ouvert le feu avec une arme et il a également utilisé un couteau, précise le procureur.

Il s’est ensuite retrouvé face à quatre militaires et un échange de tirs a eu lieu, le blessant au bras. Peu après 20h00, il a quitté les lieux en taxi vers le quartier Neuhof. Le chauffeur du taxi a précisé avoir vu l’homme blessé et armé. « L’individu, pour justifier ses blessures, a évoqué son passage à l’acte, indiquant avoir tiré vers des militaires et tué 10 personnes », a ajouté Rémy Heitz. Une fois descendu du véhicule, il a croisé des fonctionnaires de police et un nouvel échange de tirs est intervenu.

L’évocation d’une grenade découverte chez lui le matin même a permis de faire le rapprochement avec une opération de police mardi matin au domicile de Chérif C., dans le cadre d’une enquête pour tentative d’assassinat, violence aggravée et association de malfaiteurs. Les enquêteurs ont saisi une grenade, une arme chargée et quatre couteaux.

Une journée consacrée au deuil

Sur le profil du suspect, le procureur de la République de Paris a précisé que Chérif C., né à Strasbourg le 24 février 1989, était « très connu de la justice et de la police ». Son casier compte 27 condamnations pour « des faits de droit commun » commis pour la plupart en France, mais aussi en Allemagne et en Suisse. Il est considéré comme radicalisé et fiché « S ».

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, s’est lui aussi exprimé vers 13h. Il a qualifié d’emblée les faits de mardi soir à Strasbourg « d’attentat». «Il était indispensable que cette journée soit consacrée au deuil. L’heure est à la tristesse, à la compassion», ajoute-t-il. Le maire de la capitale alsacienne précise qu’un registre de condoléances est ouvert à l’hôtel de ville de Strasbourg, où les drapeaux sont en berne.



« De merveilleux élans de solidarité »

Roland Ries a également tenu à saluer la solidarité de la population. «J’ai été frappé par la mobilisation des Strasbourgeois. Il y a eu de merveilleux élans de solidarité. Des restaurants ont ouvert leurs portes pour accueillir les personnes terrorisées et des familles ont proposé d’héberger ceux qui n’ont pas pu rentrer chez eux à cause du périmètre de sécurité», souligne-t-il.

Le maire de Strasbourg appelle en outre sur Twitter les citoyens à se rassembler dans la fraternité de la douleur.

Vote pour cette page

Partager c'est aimer!